[DIARY] Ray Ona Embo : Step into my world (French)

 

Je m’appelle Renathan Ona Embo (prononcez Ré-na-tane), j’ai 15 ans, et suis à la fois lycéen et basketteur dans l’une des toutes meilleures Prep School des Etats-Unis par laquelle sont passés le précédent #1 de la draft NBA et une multitude de All Americans…

 

Ray Findlay PrepC’est le rêve de tous les joueurs de mon âge de se retrouver dans cette situation, particulièrement pour les américains qui sont constamment motivés à être au top et dans une course perpétuelle pour être parmi les tous meilleurs joueurs du pays. Me concernant, il y a encore quelques mois, j’évoluais en championnat de France minimes à Marne la Vallée. Vous vous demandez sûrement comment j’ai fait pour en arriver là… Je me pose encore moi–même la question quelques fois, même si au fond je connais la réponse.

Rien n’est acquis, par contre, il est possible d’atteindre son rêve avec un peu de chance et beaucoup de travail. Je vais tenter de partager avec vous, à travers ce « Diary » qui m’est dédié, les étapes qui m’ont permis d’en arriver là, les temps forts de ma jeune carrière, mais aussi les coups durs qui continuent de forger mon caractère. En effet, comme vous pouvez l’imaginer, il faut bien plus qu’un simple concours de circonstances pour se retrouver dans l’une des meilleures équipes de basket lycéen des Etats-Unis.

« j’a été baigné dans le basket depuis le plus jeune âge »

Au commencement

Tout a commencé bien avant ma naissance puisque mes parents avaient déjà plongé très jeunes dans le basket. Fils d’un père coach et d’une mère présidente de d’un gros club francilien, j’ai baigné dans cet environnement BASKET auquel ils consacraient tout leur temps libre. Cerise sur le gâteau, mon oncle Joseph  qui vivait avec nous a l’epoque, m’a pris en main dès que j’ai été en mesure de toucher un ballon. Mais ça, c’est un autre épisode de mon Diary qui s’appelle « Role Models », on en parlera plus tard.

Famille Ona EmboDu coup, à peine ai-je su marcher que j’étais trimballé de gymnase en gymnase pour assister aux entrainements de ma sœur Cassandre, de mon frère Carl et à ceux de mon père. Quand j’ai passé ma période « corps de crevette », j’ai fini par participer à ceux de mon oncle Joseph. Autant dire que j’a été baigné dedans depuis le plus jeune âge. Et puis… il y a eu un déclic.

A l’époque où mon frère Carl (meneur d’Antibes, Pro A) devait être en minime, je me souviens que je faisais l’échauffement avec eux les jours de matchs. Je me voyais vraiment comme un joueur de l’équipe. Je portais mon maillot, mes chaussures, et j’avais une bouteille… C’est à partir de ce moment-là, en regardant mon frère et son équipe jouer, que j’ai voulu faire du basket. Je me souviens même qu’un jour, je suis rentré sur le terrain lors d’un match amical. C’est le meilleur souvenir que je garde. J’étais super content…

On peut dire que c’est là que les choses ont vraiment commencé, car je me projetais déjà dans la cour des grands et je devais sans cesse travailler pour tenter de me rapprocher d’eux. Bien évidemment, quand je dis me rapprocher, c’est avec la perception des choses de l’enfant de 5, 6 ans que j’étais.

 « Ce que j’aime, c’est provoquer le décalage,

mettre la défense en difficulté »

Ma définition

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Je suis un meneur d’1,93 m assez agile balle en main, qui aime pénétrer,  slasher ou splitter les défenseurs pour me créer mon propre shoot ou décaler un coéquipier….pour moi, je vois vraiment le Basket comme un jeu stratégique, et ce que j’aime, c’est provoquer le décalage, mettre la défense en difficulté ou sous pression.

C’est vrai que j’aime beaucoup l’attaque, mais ce n’est pas pour autant que je néglige la défense. J’aime shooter, et je trouve de plus en plus la mire à longue distance. Par contre, ce que j’aime le plus c’est jouer les un-contre-un ou pousser la balle en contre attaque. Mon passage aux Etats-Unis lors de mes 13 ans au « Adidas Nation » m’a conforté dans cet état d’esprit.

Je suis très famille, j’ai grandi avec mon frère et ma sœur, mais aussi mes cousins avec qui j’ai partagé toute mon enfance. J’ai vécu mon enfance avec mes potes du basket avec qui on a partagé énormément de choses. Je n’aime pas trop laisser transparaître mes émotions donc, j’ai un visage souvent neutre voire fermé, sauf quand je suis avec les miens. D’ailleurs j’adore rire.

Enfin, je suis dans l’étape de ma vie que j’appellerai « c’est maintenant que tout se joue ». Il me reste au moins deux années de lycée. Ce que je vais réaliser durant cette période et la façon dont je vais m’accomplir vont déterminer mon futur. Je dois vraiment donner le meilleur de moi et devenir la pierre angulaire de mon équipe. Ça n’a pas été facile de m’adapter, mais on reviendra là-dessus dans le chapitre « Findlay Prep ».

Maintenant, que j’ai planté le décor, je vous donne rendez-vous dans une semaine pour le prochain chapitre de mon Diary. Comme on dit ici : « Stay Tuned on Frenchinsiderz.com »

Ray

 

 

 

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