« The killer instinct, by Kobe Bryant »

Certains l’ont, d’autres pas…

Kobe Bryant est l’un de ceux qui sont nés avec, cette confiance en soi, cette rage de vaincre, ce killer instinct, cet amour du challenge, et le rejet de ce goût amer dans la bouche laissé par la défaite. Pour devenir l’un des meilleurs basketteurs de la planète, il faut du talent, beaucoup de talent. Mais encore plus, il faut de la passion, une volonté résistante à toutes épreuves, le sens du sacrifice et une « work ethic » irréprochable.

kobe-bryant-young-yearbook-photo-rih-kids-GCEn 1985, Kobe a 7 ans, et vit en Italie où son père est basketteur professionnel. Déjà son désir de comprendre le jeu le pousse à se repasser inlassablement les vidéos de Magic Johnson jusqu’à en connaître par cœur tous les gestes. Dès l’âge de 11 ans, il n’hésite pas à défier les coéquipiers de son père lors des entrainements de l’équipe pro, vous avez dit précoce ?

De retour aux USA, Kobe n’est intéressé que par une chose : le basket. A l’âge où l’on pense surtout à s’amuser et sortir, Kobe est lui à 5h00 du matin au gymnase avant les cours, et y retourne à la sortie jusqu’à 19h00. Son objectif est de remporter un titre avec son lycée. La défaite il en a horreur, qu’il s’agisse d’un match de playoffs ou d’un simple entrainement. Dès le lycée il n’hésitera pas à sermonner ses teammates pour un panier manqué qui leur fit perdre… simplement un match d’entrainement. Work ethic, challenge, refuse to loose, always…

24kobeLors de son arrivée en NBA, son intégration au sein des Lakers est difficile. Malgré ses 17 ans, Kobe est très mature en ce qui concerne le basket. Il n’a rien contre ses coéquipiers, mais il ne voit simplement pas l’intérêt de perdre du temps avec eux en dehors des parquets, alors qu’il pourrait travailler son jeu, ses gestes, sa technique, son physique. Certains prendront ça pour de l’arrogance, d’autres pour une confiance en soi inébranlable. Il n’hésite pas à challenger Michael Jordan himself au All Star Game 98, à challenger également les nouveaux joueurs qui débarquent au sein des Lakers pour leur montrer qui est le boss.

Pourtant à cette époque, le boss c’est Shaquille O’neal, à qui on ne peut pas dire de faire de la place au jeune loup. Leurs relations tendues dureront plusieurs années, ce qui ne les empêchera pas de remporter 3 titres de 2000 à 2002. Chaque moment de la vie de Kobe Bryant apparait comme dédié à devenir le meilleur basketteur de tous les temps.

Depuis ses débuts en NBA, Kobe a apprit aujourd’hui à faire confiance à ses coéquipiers, à partager plus la balle, mais toujours en les challengeant, et leur montrant qui est le plus fort. Sa work ethic n’a pas changé, toujours le 1er à l’entrainement, toujours le dernier parti.

Combien parmi nous disent qu’ils veulent réussir et se disent prêt à tous les sacrifices ? Beaucoup.

Combien sont ceux qui se donnent vraiment les moyens et ne laissent rien en travers de leur chemin ? Très peu…

Kobe-rookieAvec aujourd’hui 5 titres NBA, « The Black Mamba » s’inscrit comme futur Hall of Famer incontestable, et comme l’un des tous meilleurs de l’histoire. Rien qu’en regardant le courage et le travail acharné qu’accomplit Kobe pour revenir de blessures, on peut deviner sa motivation pour aller chercher un 6ème titre. Mais par pitié ne le comparons pas à Michael Jordan. Les 2 étant à la fois semblables et tellement différents. Sa « Majesté » ayant dépassé le stade d’icône mondiale, bien au-delà des frontières du basketball…

La question est peut-être de savoir qui des Portland Blazers (qui ont drafté Sam Bowie à la place de Jordan en 84) ou des Charlotte Hornets (qui ont échangé Bryant contre Vlade Divac lors de la draft 96) ont le plus de regrets…

Jérôme MICHEL

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