[Inside] Coulisses de la Web Série Q54 Bring your Game Not Your Name

 

A partir du 3 novembre et ce pendant 7 semaines, vous pourrez retrouver chaque mardi en fin de journée un nouvel épisode de la web-série du Quai 54. Plus que de « simples » images de highlights, il s’agit d’une véritable plongée au cœur de cet événement majeur du street mondial. Au programme, huit épisodes racontant les histoires et les parcours des principaux acteurs de l’éditions 2015. Images à couper le souffle, pression, spectacle et beau basket, ce documentaire devrait en séduire plus d’un, dans la forme comme sur le fond. Almamy Soumah, cofondateur de REVERSE et Directeur Sportif du QUAI 54 nous en dit plus.

 

REVERSE : Quelles sont tes fonctions dans l’organisation du Quai 54 et quel a été ton rôle dans l’élaboration de cette série de films ?

Almamy-Soumah-1400Almamy Soumah : Aujourd’hui, je suis Directeur Sportif de l’événement. Je suis arrivé en 2005 au sein de l’équipe d’organisation à la demande d’Hammadoun Sidibé. Grâce à mon réseau, j’ai tout de suite participé au développement sportif du Quai 54 en invitant des équipes composées de joueurs professionnels et amateurs venant de tout le territoire. Dès 2006, j’ai travaillé activement sur le développement international de l’événement après la venue de Terror Squad en 2005. J’ai eu plusieurs casquettes au sein de l’entité Quai 54 grâce à la confiance qu’Hammadoun et Thibaut de Longeville m’ont donnée. Sous la houlette de ce dernier, j’ai préparé les decks de présentation pour Nike, présenter les axes de développement à Nike France et aux potentiels sponsors. J’ai aussi structuré les budgets jusqu’en 2009 avant de me consacrer pleinement au secteur sportif et à l’accueil des sélections étrangères. En parallèle, en mai 2005 je lançais avec mes associés et toute une équipe de passionnés, parmi eux le collectif de photographes Zarma, le premier opus de REVERSE. J’ai donc pris pleinement part au développement des deux entités qui sont devenues incontournables aujourd’hui. Dans le cadre de la réalisation de ce film, j’ai été convié à travailler sur ce projet en qualité de « consultant éditorial » ce qui m’a emmené à réaliser la plupart des interviews, j’ai dérushé les images de match et bâti la structure narrative de la plupart des épisodes. Thibaut et son œil averti de réalisateur ont lissé le tout pour en faire cette superbe web série.

 

REVERSE : Comment est venue l’idée de réaliser ce film ?
AS : Le statut légendaire et l’aura que le Quai 54 a acquis à l’international viennent autant de l’événement que des films qui ont pu être été faits au cours des dix dernières années. Depuis 2005, Thibaut et sa société de production 360 Creative ont toujours documenté l’événement d’une façon ou d’une autre, avec toujours un point de vue autant orienté « storytelling » que « entertainment ». Ces films font vraiment partie de l’ADN Quai 54, de l’engouement qu’il suscite, de sa dimension « mythique ». Ils font partie intégrante des raisons pour lesquelles autant d’athlètes de haut niveau y participent. Certaines des histoires qui ont pu être racontées dans les premières vidéos du Quai sont désormais des histoires de légende connues à travers la planète : la première participation d’une équipe US avec Terror Squad en 2005, la rivalité Pro Leps Vs Zikfi et la rivalité France-USA qui ont fini par donner naissance à l’équipe de La Fusion… . Après avoir fait plusieurs formats longs, la communication s’est recentrée sur des formats courts ultra punchy à partir de 2009, lorsque Jordan Brand est devenu le partenaire principal de l’event. Depuis, chaque année, nous avions des films de 3-4 minutes toujours très beau et très impactant avec de superbes highlights mais dans lesquels on ne racontait plus les histoires sportives de la compétition. Cette année, Hammadoun voulait vraiment renouer avec ce type de films axés « storytelling », indépendamment des initiatives de communication menées par les partenaires de l’événement. On a discuté à plusieurs avec Hammadoun, Thibaut, les équipes de production de 360 Creative, le staff du media Yard et moi-même et on a décidé d’autoproduire une série de contenus qui mettent en avant ces histoires que nous aimons tant et que nous souhaitons partager avec les vrais fans du Quai 54 : les « hardcore fans » de streetball, de basket et de culture urbaine à l’international.

 

REVERSE : Pourquoi avoir choisi ce format de mini-série ?

 

« L’une de nos ambitions est que le Quai 54 devienne son propre media »

271953_10150325585760801_2266632_oAS : Une des réflexions que nous avons poussées avec Thibaut de Longeville mais aussi l’une de nos ambitions depuis quelques années est que le Quai 54 devienne son propre media, indépendant des volontés marketing de ses partenaires et du peu d’exposition que lui réservent les médias français. Nous avons donc activement travaillé au développement de nos plateformes de communication, nos réseaux sociaux et notre visibilité sur l’ensemble de la planète basket. Ce projet de mini-série s’inscrit dans cette démarche et correspond à la façon dont les communautés connectées avec le Quai 54 consomment les films, les séries et les vidéos qu’ils aiment. Et c’était intéressant pour nous d’identifier et de raconter plusieurs histoires fortes qui puissent vivre indépendamment mais qui, si elles sont vues à la suite les unes des autres, racontent une grande histoire. Nous avons choisi d’angler ce premier opus de web-série sur l’aspect sportif et de le faire vivre sur plusieurs semaines tout en créant une plateforme qui soit un point d’ancrage pour notre fan base.

 

REVERSE : Le Quai 54 est un évènement aux multiples facettes, pourquoi avoir choisi de mettre avant tout le terrain en avant ?

 

Quai-54-1400AS : Le Quai 54 est le seul événement au monde à organiser des rencontres internationales. On est vraiment « Les J.O. du streetball », comme l’ont proclamé de nombreux médias américains. Pour nous, c’est ce qu’il y a de plus important. On adore toutes les autres facettes de l’event mais cette dimension reste et restera toujours la plus importante. Au cours des dernières années, la dimension « entertainment » et « celebrity » de l’événement avec les concerts gratuits d’artistes US, la venue de légendes et de superstars de la NBA ont pu parfois prendre le dessus d’un point de vue médiatique. Quelle célébrité viendra l’année prochaine à l’événement n’est pas la question qui nous intéresse le plus. Nous sommes évidemment ravis et honorés par la présence des artistes, entertainers et des invités d’honneur que nous avons pu accueillir, mais pour nous les personnes les plus importantes sont les athlètes qui jouent sur le terrain, des amateurs et de grands professionnels qui viennent des quatre coins du monde pour jouer avec une intensité et une ferveur inouïe ; dans un événement où il n’y a pour eux aucun enjeu financier, et rien d’autre à gagner que la fierté, l’honneur, la réputation. C’est unique au monde. Le Quai 54 est sans équivoque une des plus fortes manifestations sportives du monde et c’est ce que nous souhaitons mettre en lumière avant tout. Chaque année, nous œuvrons pour avoir de meilleures équipes, pour faire monter le niveau sportif. Nous voulions offrir une belle vitrine à ces athlètes venus des quatre coins du globe pour jouer devant l’un des publics les plus électriques de la planète basket comme en témoignent les images de nos épisodes. Cette web-série est une ode aux streetballers qui ne lésinent pas sur les moyens pour conquérir le titre de Streetball World Champions au Quai 54.

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http://www.reverse-mag.com/actu/quai-54-pour-les-vrais-fans-de-street-298539/

Interview extraite de Basketsession réalisée par Theo Haumesser

 

Crédits photos : 
 » Une » Karen Michler
Portrait Bin Tshomba
Jean Mercieca (2011)
Hughes Lawson Body (Place de la Concorde by night)

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