Batum, l’expérience fait la différence

 

Cette saison, l’expérience fait la différence pour Nicolas Batum qui a pris une nouvelle stature. Aux cotés de Damian Liliard, LaMarcus Aldridge et Wesley Matthews, Nicolas a effectué l’un de ses meilleurs départs en carrière avec 24 victoires en 29 matchs au 26 décembre 2013. Plus à l’aise, plus confiant dans le jeu, son passage à l’Euro lui a conféré un nouveau statut de leader en Équipe de France et la maturité nécessaire pour aborder au mieux cette saison. Il le confirme lui-même en répondant à nos questions. Extraits choisis :

French Insiderz : Qu’est-ce qui fait la différence cette année avec Portland ?

NBA: FEB 12 Trail Blazers at ClippersNBA: FEB 12 Trail Blazers at Clippers

N.B. : On a accumulé de l’expérience. Damian, LaMarcus, Wesley, moi-même. Et puis, on a ajouté Robin Lopez, il est bien rentré dans le moule. Idem pour Mo Williams.

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L’expérience fait la différence pour Batum

N.B. : Pour nous, oui. Et on n’est pas les seuls à l’avoir fait. Phoenix, personne ne les a respectés. Tout le monde les envoyait au fond de la conférence Ouest. Mais ils sont là.

French Insiderz : LaMarcus Aldridge MVP, légitime selon toi ?

N.B. : Complètement. Ça fait 6 ans que je suis avec lui. Je n’ai jamais joué aussi longtemps avec quelqu’un d’autre dans toute ma carrière. J’ai vu son évolution. Il m’impressionne de jour en jour. C’est le meilleur joueur à son poste de la Ligue. Blake Griffin et d’autres font une bonne saison. Mais ce que LMA fait c’est différent. Il nous fait gagner. Tout passe par lui. C’est notre pilier et il le montre au monde entier. Il a grandi dans sa tête, en maturité. Avant c’était la doublure de Brandon Roy. Maintenant que Roy est parti, il est devenu le « Franchise Player ». On a eu deux années difficiles collectivement. Mais il a toujours été notre nouveau leader. Aujourd’hui, il est plus présent dans le vestiaire, il est plus vocal. On sait que c’est lui le boss.

 

French Insiderz : Quels étaient tes objectifs individuels en pré-saison ?

N.B. : Je n’en avais qu’un seul : amener cette équipe en playoffs. C’est mon seul objectif. Je n’ai rien d’autre en tête.

French Insiderz : Dans quoi estimes-tu avoir le plus progressé ?

N.B. : Dans mon jeu en général. Dans ma façon de créer, de prendre les choses en main. Je prends le ballon avec beaucoup plus d’assurance et je suis également plus confiant dans mes prises de décisions.

 

131206_blazers_v_jazz_003French Insiderz : Déjà deux triples doubles cette saison. Ça représente quoi pour toi ?

N.B. : C’est quelque chose d’énorme mais tu passes vite à autre chose. Quand t’es sur le terrain et que tu en approches, si tu y penses, tu n’y arriveras pas. Ça vient tout seul, il ne faut pas le chercher. Je me contente de faire mon taf.

French Insiderz : Il y a eu de nombreuses blessures depuis le début de saison. Comment réagit-on quand on apprend la grave blessure de joueurs que l’on côtoie ?

N.B. : C’est toujours chiant. D’autant plus que cette saison, beaucoup de stars sont touchées. C’est dommage parce que quand tu es en NBA, tu veux jouer contre les meilleurs.

French Insiderz : C’est ce qu’il y a de plus effrayant chez un sportif de haut niveau la blessure ?

N.B. : Quand tu vis de ta passion, forcément. C’est très frustrant de devoir rester sur le côté et de se sentir inutile. Quand je me suis blessé à l’épaule, ça a été une des pires périodes de ma carrière. Tu es là, tu ne sers à rien.

French Insiderz : Comment le gère-t-on ?

N.B. : Il faut prendre son mal en patience.

French Insiderz : Tu en es encore un peu loin mais tu te vois finir ta carrière à Portland ?

N.B. : Vu la direction que l’on prend, pourquoi pas ?

 

131202_blazers_vs_pacers_167French Insiderz : Appréhendes-tu de te lever un jour et d’apprendre que tu as été transféré ? Ou bien es-tu en mode « C’est le business » ?

N.B. : Plus je passe de temps dans cette Ligue, plus je comprends que ça fait partie du « business ». Ça fait parti du jeu. Au début, j’avais un peu de mal avec ça mais on n’a pas le choix de toute façon. On doit juste s’occuper de gagner nos matches, quelque soit l’endroit où tu le fais.

French Insiderz : Considères-tu que ton statut a changé depuis cet Euro ? Tu avais dit vouloir être l’un des meilleurs ailiers d’Europe.

Nicolas Batum : J’ai beaucoup appris durant cette compétition. Offensivement et en termes d’adresse, ça a été le pire tournoi de ma vie. Mais à côté, j’ai beaucoup progressé sur d’autres aspects, notamment en défense.

 

French Insiderz : Comment as-tu géré tes problèmes d’adresse ?

N.B. : Ça a été très intéressant pour moi de vivre ça. Le fait de gagner alors que je ne rentrais pas mes shoots, ça m’a permis de grandir. Peut-être que si j’avais été plus adroit, nous n’aurions pas gagné. Je me suis surpassé en défense et dans d’autres secteurs de jeu. Je suis quand même assez content de moi. Sur le quart contre la Slovénie, j’ai tenu Goran Dragic 40 minutes. Il n’y a pas beaucoup de poste 3 qui sont capables de ça.

French Insiderz : Ton rôle de leader s’est accentué lors de cette campagne ? Comment l’as-tu ressenti ?

N.B. : Chaque fois que je vais en Équipe de France, j’en reviens plus fort. La compétition de cet été a été ma plus belle expérience. Et la différence par rapport à avant se fait dans mon niveau de jeu et dans le vestiaire. Vocalement, dans la prise de décisions… En tant que leader, je dois montrer l’exemple, même dans la galère.

Batum effectue sa meilleure saison au rebond (7.5) et à la passe (5.1) faisant de lui un véritable All around player prêt à retrouver les playoffs NBA…

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